Comme tous les ans depuis quelques années, je vais céder à la tentation et vous gonfler avec un petit bilan 2008...
Que c'est-il donc passé dans ma vie de marquand cette année: telle est la question que je me suis posée il y a quelques jours quand le passage à la nouvelle année s'est effectué.
Et il faut avouer que les réponses ne se sont pas bousculées au portillon...
Et pourtant!
2008, c'était une année importante finalement.
Scolairement, pas encore l'année du diplôme, mais celle du Grand O (le Grand Oral, épreuve mythique à Sciences Po).
La première fois de ma vie où je me suis retrouvée coincée devant un jury à ne pas savoir que dire. Ou plutôt: la première fois que mon charabia mielleux et mes pirouettes rhétoriques (destinées
à cacher le fait que je n'en sais rien) n'ont pas réussi à les convaincre d'arrêter de me poser des questions. Que dis-je : poser... "Harceler", "presser de", "étouffer sous" seraient plutôt les
mots.
Enfin bon... Quelques oraux plus tard et j'avais retrouvé mon assurance habituelle.
C'était aussi l'année d'une colocation sous le signe de l'Espagne, avec une petite fée pleine de vie et de bonne humeur (que je remercie encore! :-) ). Et pleine de rebondissements: inondations,
coupure de chauffage, de courant... Plutôt drôle maintenant de raconter mon retour de vacances les pieds dans l'eau, même si sur le moment...
L'année du grand déménagement aussi. Dans un appart plus grand que prévu, mais magnifique. Dont j'apprécie le moindre centimètre carré. Et où je peux vivre chaque jour tranquille...
La première fois depuis plusieurs années que je peux enfin me poser à un endroit sans me dire que je vais le quitter 9 mois plus tard (durée d'une année scolaire, pour ceux qui penseraient que je
parle de mes enfants cachés...). Et le décorer en conséquence.
Gros changement donc que celui de pays. Mais qui s'est effectué dans la plus grande sérénité et sous le signe de la normalité.
J'ai de la chance et j'en profite.
A part ça...
A part ça ma foi, je conduis toujours aussi peu, jamais la même voiture. Ce qu fait de moi une nana crispée au volant quand l'Homme est assis à côté de moi. Je sue à grosses gouttes et
fini toujours par m'énerver. Fatal.
Je suis nulle pour le bricolage parce que j'ai un ingénieur à la maison qui démonte des ordinateurs et tente de réparer des réveils (il essaie, ein, mais il garantie rien!). Par contre
quand il veut m'expliquer comment monter le porte-manteaux qu'on a acheté pour l'entrée, je m'énerve parce qu'il faut pas abuser quand même!
Je ne suis pas beaucoup plus douée pour la cuisine. J'ai même eu un grand moment de solitude quand il a fallu que je fasse une vinaigrette pour ma salade l'autre jour... Cool d'avoir la
machine à couper les légumes, mais je ne sais pas comment on fait une sauce pour aller avec! Merde!
N'empêche que je suis toujours acharnée et que je ne baisserai pas les bras. DONC je vais apprendre à faire la cuisine correctement. Y'a du boulot, mais j'ai encore pas mal d'années devant moi. A
mon âge... :D
Capillairement parlant, je me suis trouvée. Un truc court, qui ne demande pas d'entretien. Parce que se refaire la façade tous les matins ça prend déjà beaucoup de temps. Alors le
brushing...
Par contre je n'ai pas encore trouvé THE coiffeu(se)r qui me réussisse à tous les coups... A voir...
Au niveau des fringues, je me cherche encore. Idéal de la française non atteind mais en travaux. Je me sens très trèèès futile ces derniers temps, mais ma pulsion du shopping s'explique par le
désir inexprimé d'enfin trouver un style à mon image. Des vêtements qui me disent, en quelque sorte...
J'aime toujours le Nutella et le chocolat, et c'est la galère. J'aime pas les gens qui me disent qu'ils ont eu une crise de foie étant petit qui les a dégoûté du cacao. Faut pas abuser non
plus!
J'ai allumé les bougies du sapin de Noël parce que c'est beau le soir. L'an prochain, on pensera à acheter un sac à sapin.
Je roule à vélo dans la neige. Je fais des détours compliqués pour trouver celle qui est fraiche et dans laquelle je pourrai m'enfoncer en sécurité. A pieds je sautille pour la faire
crisser...
J'ai un tout petit cerveau qui oublie tout, surtout les dates d'anniversaire.
J'ai deux pays que j'aime d'autant plus qu'ils ne sont pas définitivement mien. J'aime le changement, avoir la possibilité de passer de l'un à l'autre. Ce que j'aime me manquent beaucoup,
le fait de pouvoir décrocher mon téléphone et sortir avec l'un d'entre eux. Mais rester là d'où je viens m'aurait trop coûté. Et quand j'aurai mon diplôme en poche, je pourrai me consacrer à
autre chose le soir qu'à des lectures en management (sous-entendu: avoir une vie sociale)! :D
J'ai un stage super, dans une entreprise géniale. Je regrette de ne pas réussir à être plus rapide pour intégrer, comprendre tous les ressorts de son fonctionnement. J'analyse mais reste
trop timide dans mon questionnement.
Mes grandes espérances pour 2009? Parvenir à y rester. Obtenir le fameux CDI à l'époque où la crise hurle partout que tout le monde va sombrer
dans la ruine. Pouvoir travailler dans l'entreprise que je trouve géniale, dans la ville que j'adore, avec mon Kuschelbär que j'aime :-) (oui, c'est niais).
Les buts à atteindre pour l'année à venir?
Et puis partir quelques semaines en Angleterre. Ou à Malte.
Manger des Lebkuchen en hiver et des glaces en été.
Crisser dans la neige.
Enfin maîtriser ces foutues langues étrangères, russe compris.
Reprendre la flûte, la lecture à en mourir, pouvoir glander le soir devant la télé.
Et puis continuer à m'énerver, à ronchonner: parce que je suis comme ça et que ça ne change pas.
Rien d'autre ne me vient là, comme ça... Peut-être plus tard, peut-être pas...