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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 17:56

Je ne pense pas vous faire ici un exposé sur le mode de fonctionnement de la sécurité sociale allemande. J'avoue n'avoir moi-même pas saisi toutes les subtilités du système teuton, hybride né de la fusion d'une sécu à la française et d'une injustice à l'américaine.


Il n'empêche que mes récentes aventures en matière de genou m'ont permis d'en découvrir quelques aspects ma foi fort intéressants.

 

http://www.klinik-mednord.de/nc/artikel/images/art_090819124038.jpg

 

Je paie tous les mois un peu plus de 350 euros de sécurité sociale. J'attends en retour d'être prise en charge lorsque je suis malade.

En hiver, quand une grippe/ un rhume me choisit comme hôte de passage, j'ai l'immense honneur de me rendre chez mon généraliste. Tous les semestres quand je lui rends visite, je lui verse 10 euros de frais fixes dont je ne reverrai plus la couleur. Mais qui me donnent le droit de lui rendre visite 150 fois par semaine si j'en ai envie.

Sauf que j'en ai pas envie.

J'ai juste envie qu'il me donne une ordonnance sur laquelle se trouve de précieux médicaments qui me seront remboursés par la sécurité sociale.

Sauf que quand je vais à la pharmacie, la gentille dame en blouse blanche me donne invariablement la même chose: des pastilles à sucer et des gélules d'eucalyptus.

Et, invariablement, je dois payer.

Tout.

De ma poche.


Ce qui fait que, comme tous les allemands, je vais acheter mes gélules d'eucalyptus à la droguerie du coin et je vais jouer les koalas au bureau.


Mettons maintenant que vous vous explosiez un ligament croisé.

La sécu est tout de même généreuse: elle paie l'IRM, l'opération et le médecin.

De votre côté, vous devez payer les fameux 10 euros et normalement, plus rien.


Naïve que je suis. L'autre jour, la secrétaire de mon centre de rééducation préféré (j'ai un abonnement là-bas, j'y passe ma vie: c'est le pied...) me tends une facture.

Ca doit être une blague.

C'est pour être remboursée après, ein?


Ben non. La rééducation, c'est pas quelque chose d'essentiel pour la sécu. C'est comme les gélules d'eucalyptus.

Moralité: une facture d'environ 200 euros.

Merci qui? Merci la SBK!!


Et comme la rééducation n'a pas suffi, il m'a fallu une seconde opération.

Mer-vei-lleux.

Me voilà dans une chambre d'hôpital avec trois autres personnes. Ben oui: je n'ai pas de complémentaire pour l'hosto, donc je me retrouve comme tous les autres. A partager 20 m2 avec deux autres dames, y compris une petite vieille dont les ronflements auraient pu faire croire à un bombardement dès la première nuit ("Les Allemands sont de retour! Ils attaquent!!.... Ah non merde! Je SUIS en Allemagne!") et qui semblaient avoir un micro orgasme réfréné à chaque fois que quelque chose l'étonnait.

"Ô!"


Voilà donc en quelques paragraphes les avantages extraordinaires de la sécurité sociale. Je paie, je paie, je paie. Et Angela ayant apparemment décidé que je paierai encore plus, mon salaire va s'en souvenir.

Mon genou et moi aussi...

 

Home, sweet home...



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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 21:54

Parfois je me sens comme tout le monde et j'ai l'impression de détenir la Vérité avec un grand V. Là aussi comme tout le monde, je prétexte que mon âge et/ ou mon expérience infinie me permettent de prétendre à l'omniscience.

C'est selon ce principe ma foi assez stupide que j'avance aujourd'hui la vérité vraie suivante: les médecins sont tous des cons, et la vie est toute pourrie.


On notera tout d'abord que la qualité des adjectifs est à l'image de la profondeur de la réflexion, cette dernière ayant des bases logiques très solides.


Qu'est-ce qui me permet de maintenir cette position?


Vous vous souvenez sûrement de ma dernière rencontre avec une chaussure de ski et de ma rupture de ligament croisé.

Notons tout d'abord qu'un médecin autrichien a voulu m'opérer dans l'immédiat alors que le reste du monde déconseille de charcuter directement après l'accident.

Evoquons ensuite un médecin qui reçoit ses patients en 10 minutes et vous condame aux complications post-opératoires en omettant de vous préciser un petit détail.

Vous comprendrez alors aisément que mon expérience me conduise à la conclusion ci-dessus mentionnée.


Les médecins sont tous des cons et la vie est toute pourrie.


Ne pouvant pas plier mon genou au delà d'un magnifique angle de 90° (n'achetez pas d'équerre pour la rentrée de vos chérubins: je loue mes services pour une somme modique!), je m'octroie l'autorisation de pourir la journée de tout le monde (principalement la mienne) en grommelant sur le net.

Je vais tenter une cure de désintoxication aux Bisounours et aux Polluards. Mais je pense que la chose restera inefficace...

Je pense donc aller me coucher en continuant à maugréer et à pleurer sur mon pauvre sort avant de rêver d'une histoire de Yoda et de ma transformation en Dark Vador.

Une fois que ça sera fait, je retrouverai bonne humeur et motivation.

A la prochaine donc! :-)

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 20:12
Cela va faire bientôt cinq mois que je suis arrivée au Brésil. Pois é (le "eh oui !" des personnes âgées d'ici), cela passe bien vite, rapaz ! En cinq mois, j'ai eu le temps de perfectionner mon portugais. Surtout j'ai eu le temps d'aimer le portugais. Je ne rate pas une occasion d'apprendre un nouveau mot.

Pour autant, je n'ai pas rompu tout lien avec le français. L'usage du français est devenu restreint et précieux. A la banque, à la poste, au magasin, fini le français. Cette langue n'a plus aucun usage utilitaire pour moi. Je ne l'utilise plus que pour commenter ou lire des textes littéraires qui me touchent avec mes étudiants, ou bien pour communiquer avec mes proches en France, par mail ou par téléphone. Le français est donc devenu une langue intime, la langue que je réserve à l'expression (de mes pensées, de mes sentiments), alors que le portugais est utilisé en toute situation, sans aucune restriction. Le français, c'est, dans mon quotidien, quelques mots sur les Fleurs du mal, quelques poèmes de Paul Éluard que je fais apprendre à mes élèves, et puis c'est la langue de mon passé, ma langue privée, ma langue intime. Le portugais c'est pour prendre le bus, c'est pour acheter des papayes, c'est pour rigoler, c'est pour faire les courses, c'est pour le ton léger et souriant que j'emploie avec la personne qui vient changer le gaz, c'est pour prendre des nouvelles du vieux monsieur sympathique qui est mon voisin, c'est pour raconter aux Brésiliens mon expérience brésilienne en lui comparant mes expériences françaises.

La suite, c'est ici: malaises de langue.
Un grand MERCI à mon héroïne, ma Julie, pour cet article magnifique!
Signé: ta fan! ;-)
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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 20:09

Les marottes de l'Homme, c'est un peu comme celles des hommes. Elles viennent d'on ne sait pas où, se fondent sur des principes arrivés de nulle part et sont entretenues par des gens dont on aurait parfois bien voulu qu'ils ne croisent pas notre chemin.


Au cours de l'hiver 2009, l'Homme s'est réveillé un matin animé d'un nouvel amour: celui du Mountain Bike.

Ses sources d'inspiration? Un ami à moi, un collègue à lui, ses passion d'ingé pour les trucs et les machins un tant soi peut techniques (Aaaah ce cadre de vélo en carbone, ces amortisseurs de la NASA, ces freins qui freinent trop bien parce qu'ils sont en schmukmachin!


Moi qui pensait qu'il se laisserait un jour influencer par son paternel et qu'il opterait pour le cyclisme à la Lance Amstrong, me voilà quelque peu déçue. Point de cycliste du dimanche rentrant sagement pour le rôti de midi. L'Homme s'est décidé pour la version gadoueuse du tour de France. Quitte à pédaler, autant le faire dans de grosses flaques d'eau toute sales histoire de renter recouvert d'un fond de teint ultra-naturel.

 

http://fstatic1.mtb-news.de/img/photos/8/3/1/_/medium/Petejupps-XC-Fotos3.jpg


Et dire que des femmes paient des fortunes pour se faire faire des masques de boue...

 

 

Bref. Tout ça pour vous dire que l'Homme est parti.

Non: nous n'avons par rompu. "Nous" va bien, merci.


 

Mais le collègue cité ci-dessus a encouragé mon Homme a mettre son vélo dans une grande boîte et à prendre la direction de l'Espagne histoire de se faire quelques miliers de kilomètres en Moutain Bike.

 

Quand l'Homme m'a annoncé ça, j'ai vaguement murmuré un "Ah oui, bien."

A traduire: "Tu vois pas que je suis en train de lire Cosmo, là?" + "Chouette: ça me donnera de bonnes bases de négociations quand je partirai une semaine à Paris pour faire les soldes".

 

En plus ça me permet d'avoir l'air d'être une nana trop cool, genre "Mon mec se casse 2 semaines sans moi et ça me dérange pas".

Effectivement ça ne me dérange pas. Enfin juste quand les gens que je connais me regardent comme une pauvre malheureuse.

"Ooooh. DEUX semaines? SANS TOI?"

A traduire: "Ooooohhh mon diiiieuuuu! Mais il la trompe! Son couple va sûrement super mal! C'est la rupture assurée!".

 

Dans ce genre de cas j'évite alors stratégiquement de préciser en plus qu'il me tape parfois sur les nerfs. Parce que (rayer la mention inutile): il a laissé trainer son verre par terre, il m'a pas amené le petit-déjeuner au lit, il me snobe pour travailler sur sa thèse, il me dit que je devrais me faire belle plus souvent, il veut pas m'épouser, il....

 

Toutes ces raisons qui m'ont aussi fait dire au début: "Chouette! Un peu d'air!".

 

Une semaine plus tard, j'ai un peu fait le tour de l'air.

 

 

 

Etre célibataire en CDD, c'est sympa!


http://spectacles.premiere.fr/var/premiere/storage/images/theatre/salle-de-spectacle/spectacle/le-celibat-par-intermittence/14310337-3-fre-FR/le_celibat_par_intermittence_theatre_fiche_spectacle_une.jpg

 

Ca permet de recevoir des gens chez soi à pas d'heure quelque soit leur nationalité ("Chériii! Y'a des Français qui débarquent! Tu vas être largué, tu auras beau te donner du mal pour faire honneur aux invités tu comprendras rien, mais bon..."), on peut sortir jusqu'à pas d'heure sans louper la partie la plus intéressante de la nuit, on pourrait même boire et fumer si on en avait envie. Et pourquoi pas carrément flirter avec des mecs en soirée?

J'ai mis du MUSE et du John Butler Trio à fond sans voir de regard désespéré surgir du fond du salon. Je peux jouer de la flûte à fond sans faire souffrir les oreilles de quelqu'un.

J'ai pu regarder les Germany's Next Top Models sans mourir de honte et si ça m'éclate, je peux m'enfiler Pocahontas ET Nemo le poisson rouge A LA SUITE!

 

 

A part ça?

 

http://7b.img.v4.skyrock.net/7bf/dj-ndjo/pics/2263553859_1.jpg

 

 

A part ça quand je fais à manger, c'est pour moi toute seule et c'est nul. Et puis quand je rentre chez moi le soir, à part mon ballon de gymnastique, personne me dit bonsoir.

Si j'ai besoin d'un câlin parce que la journée a été pourrie et que j'ai pleuré tout mon maquillage pendant qu'on me massacrait la jambe, ben y'a personne (les peluches pas très chaudes ne comptent pas).

Et puis même si il n'est pas la personne que je crois quand elle le dit, il n'est pas là non plus pour me dire que je suis trop balèze et que je vais tout fracasser.

Quand mon congélo décide de ne plus s'ouvrir, y'a personne pour s'occuper de résoudre le problème à ma place.

 

Y'a plus personne pour laisser trainer ses assiettes par terre, faire tomber des cacahuètes sur le sol, se tourner et taper d'un air concentré sur son clavier pour taper une formule compliquée mais colorée...

 

On s'y fait sûrement, on s'y fait même. Il suffirait juste que je me souvienne comment j'y étais parvenue avant et ça reviendrait sûrement aussi vite que le vélo.

Mais il ne me reste plus qu'une semaine à tenir.

Ou une semaine dont je devrais profiter?

 

Naja...

Mal schauen! :-)

 

 


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22 avril 2010 4 22 /04 /avril /2010 18:57

Mardi: opération.

Mercredi: maison.

Aujourd'hui: maison.

 

Aujourd'hui je tentais de rester réveillée entre la piqûre du matin, les gouttes du midi et l'ibuprofène surdosé de 14h. Pour réussir ma mission, un seul moyen: me planter devant mon ordinateur et regarder des images qui bougent.

D'abord les Guignols, puis des films produits en 48h.


De tous ces films, voilà mon préféré:

 

 

 

 

Have fun! :-)

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 18:19

http://rouleurope.free.fr/templates/day1.2/images/dreamin1.jpg


Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, j'ai fait mes études à Rennes. Quand j'ai déménagé dans cette belle ville bretonne, j'ai commencé par la traverser de bout en bout pour en découvrir les coins et recoins et y trouver mes marques. C'est en parcourant ses rues que j'ai remarqué quelque chose: des marques colorées sur le sol pour être précise. De fines bandes blanches sur le bord des routes séparant la partie de l'asphalte utilisée par les voitures de celle réservée aux...vélos! Et oui vous l'aurez compris : vous venez de lire une description tarabiscotée et ridicule de piste cyclable!


Lorsque je suis arrivée à Rennes, j'ai été impressionnée par la quantité étonnante de pistes cyclables qu'on pouvait y trouver. Ok, mon point de comparaison étant Auberchicourt, il était facile de faire mieux. Je n'avais pas encore testé lesdites pistes et donc remarqué que loin d'être parfaites, elles pouvaient même parfois être dangereuse.

Ca, je l'ai constaté au cours de mes années d'étude. Trois ans de déplacement à vélo, ça vous fait découvrir pas mal de choses.


C'est après avoir passé un an à Erlangen que j'ai décidé de m'engager pour le vélo à Rennes et de devenir membre de Rayons D'Action, l'association qui milite pour les cyclistes à Rennes.

J'ai participé à quelques unes de leurs action mais il faut bien avouer que mes voyages réguliers ne m'ont pas aidée à devenir une membre des plus actives.


Il n'empêche que je reçois toujours des nouvelles de l'association et que je soutiens toujours leurs démarches.

Ce qui motive d'ailleurs la rédaction de cet article.


Deux des membres de l'association ont décidé de faire le tour de l'Europe en vélo. Une démarche courageuse et motivée par des idéaux louables.


Je tenais à encourager leur engagement en faisant ici la promotion de leur blog: celui racontant une aventure à vélo autour de l'Europe!


Roul'Europe, c'est ici!


Je leur souhaite un bon voyage, des moments exceptionnels et des découvertes agréables!


Bonne route!


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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 12:03

http://www.lamoulissoise.com/Img/coureurs_sous_arbres.jpg

 

Avant de me bousiller le genou en descendant les pistes, j’ai mis sur pied une équipe de joggeurs motivés souhaitant s’entraîner en groupe.

Les membres de cette équipe se retrouvent le mardi et le dimanche pour aller courir quelques kilomètres ensemble.

 

Le problème : quand on arrive à l’heure précise au lieu du rendez-vous, on ne sait jamais qui sera là, si on doit attendre quelqu’un qui est un peu en retard…

 

Je m’adresse donc à vous, lecteurs, geeks ou néophytes en informatiques, pour savoir si vous n’auriez pas un système d’organisation à me conseiller qui me permettrait de régler ce problème.

 

J’aimerais disposer d’un moyen qui permettrait à tous les membres de l’équipe de préciser s’ils viennent à l’entraînement et de pouvoir voir qui y sera le soir même.

On devrait donc pouvoir voir quelque chose qui ressemblerait à un tableau avec en haut la date du jour et dans la case d’en dessous les noms des coureurs.

 

J’ai bien pensé aux Doodle Termin mais c’est un bon moyen de faire un sondage, sans plus. Ca ne répond pas à mon besoin.

Facebook ? Google Groups ?

 

Je suis preneuse de toute bonne idée ! Merci !

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 21:41

Tout fidèle lecteur de mon blog n'ignore pas que les chaussures et moi, c'est une grande histoire d'amour. J'en ai des tas, rangées soigneusement dans une commode, par couleur et par type. Ce sont en grande majorité des escarpins aux talons vertigineux me donnant l'impression de dominer le monde et les hommes (même si pour certain(e)s, ça serait le contraire).


L'histoire que je vais vous raconter ici est aussi une histoire de chaussures.


Ces chaussures là sont grosses et en plastiques. Elles sont assez design et en les regardant, on oublierait presque qu'elles pèsent trois kilos et vous collent une démarche de robocop.

Oui: je parle bel et bien de chaussures de ski.


Celles que j'ai louées pour aller skier en Autriche, je les déteste un peu, beaucoup, passionnément...

Pourquoi?

Pour leur tendanc collante.


Claire skie, Claire descend les pistes, Claire fait un virage à droite, à gauche, à droite. Part en vrille. Part dans le décor. Et perd le contrôle de ses skis.

Le ski droit, qui se détache de sa chaussure. Et le ski gauche qui aime tellement sa chaussure qu'il y reste collé, même au moment où il se tourne bizarrement vers la gauche.

Et là, c'est le drame. Ca fait crac. Pas crac genre "Craaaac" mais crac genre "Oh putain y'a un truc de pété là et ça fait maaaallleuuuu".

De tête, je vous dirait que j'ai hurlé beaucoup, très fort. Que des gens se sont arrêtés, qu'un type est venu me chercher en skidoo, que j'ai été récupérée par une super copine en bas des pistes pour terminer chez un médecin autrichien aux tarifs indécents.

Qui m'a annoncé que les ligaments croisés étaient rompus et le ligament interne en bouillie.

 

Un pays, deux médecins et une IRM plus loin, le verdict est confirmé.

Depuis, Meringuette marche avec des béquilles, une attelle de Robocop (beaucoup moins sexy sur ma jambe que sur celle de la mannequin de l'image) et des ballerines tristement plates.

 

http://www.medi.de/uploads/pics/medi_M4sOA_01.jpg


Je sens que ma connaissance de la chaussure de danseuse va devenir illimitée...

 

Et ma haine de la chaussure de ski sans borne...


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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 16:53
Jusqu'il y a peu, le terme "après-ski" était pour moi un terme qu'on utilisait dans des phrases comme "Tu peux me passer pes après-ski?" ou "Ils sont d'un joli rouge, tes après-ski!".
En gros, ces deux mots étaient synonyme de "Moonboots". Rarement utilisé, mais synonyme quand même.

Jusqu'il y a peu donc. En réalité, jusqu'au fameux week-end en Autriche donc j'ai déjà fait mention dans l'article précédent.

Dans le bus, c'est une amie qui a la première mentionné ce concept. Parce que oui: "l'après-ski" est un concept: un de ces rituels qui rendent beauf la pratique du ski en Allemagne.
Tout d'abord, il est important de préciser que ces deux mots se prononcent "aprèshiii".
L'aprèshi est tellement culte qu'il a droit à son article Wikipedia. Et pour ceux qui ne comprendraient pas l'allemand, voilà mon interprétation de la chose.

Skier, c'est fatiguant. C'est un sport assez exigeant qui vous met à l'épreuve. Après une bonne journée de ski, personnellement, j'aime prendre une douche, m'assoir dans un fauteuil confortable, boire un verre de lait et manger une tartine de Nutella (souvenirs, souvenirs).
L'Allemand, lui, a une autre conception du reconfort après l'effort. Chez lui, le verre de lait devient un verre de schnapps. Et la tartine de Nutella devient...un verre de bière!
Et oui! L'aprèshi c'est ça!
C'est se retrouver dans un espace délimité comme celui que l'on voit sur la photo suivante:

http://www.mountainstar.info/uploads/pics/skigebiet_koessen_003.jpg
Les panneaux de plastique sont la frontière entre le monde de la tartine de Nutella et celui du schnapps. A l'intérieur, tout est permis. On reconstruit ses forces à grand renfort d'alcool et...de musique d'aprèshi (cf. article précédent).
Le bonheur quoi.

Il y a même des courageux qui y passent les heures séparant la fermeture des pistes (16h environ) et l'ouverture du buffet au restaurant de l'hôtel (19h30 environ). Si, si.

http://jagdhof.obergurgl.at/images/content/large/ihr_skiurlaub/skihuetten_1.jpg

Dans tous les cas je n'aurais pas goûté aux joies indiscibles de l'aprèshi étant donné que je n'ai pas été foutue de termine une journée de ski sur mes deux jambes!
Enfin ça, je vous le raconterai au prochain épisode!

Allez! Tous avec moi: "Ich weiss nicht mehr, wie du aussiehst, ... Besoffen!"

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 22:28
Le CE de l'entreprise a organisé un week-end au ski la semaine dernière auquel j'ai eu l'honneur de participer.
L'idée de skier trois jours en Autriche m'enchantait pas mal. Même beaucoup. J'ai donc signé sans hésité et c'est pleine d'enthousiasme que je suis montée dans le bus qui devait me conduire à Maria Alm jeudi après-midi.

C'était sans savoir ce qui m'attendait. Non seulement sur les pistes mais également bien avant ça: dans le bus lui-même!
Pourquoi?
Mais parce que la tradition allemande enveloppe l'activité sportive qu'est le ski de rituels bien précis qui la rende... Beauf.

Oui vous avez bien lu. Beauf.

Quels rituels me direz-vous?

Et bien tout d'abord: écouter de la musique beauf à fond des heures durant. Imaginez-vous donc enfermée 6 heures dans un bus où sont jouées des mélodies atroces, mélange de chansons des musclés et des plus beaux hits de Patrick Sebastien.

Un de mes tubes "préférés" en exemple:








Petite traduction du refrain pour ceux qui ne comprendraient pas: "J'ai un oignon sur la tête, je suis un Kebab, un Kebab! J'ai un oignon sur la tête..."

Voilà...

Et histoire de ne pas vous laisser sur une aussi bonne impression (genre: "ça reste gentillet"), je vous présente le top du top de l'élégance germanique



Il y a les paroles pour ceux que ça peut aider. Sinon petite traduction:

"Je ne me souviens malheureusement plus de ce à quoi tu ressembles,
je ne connais pas ton nom:
rien à foutre!
(j'étais) BOURRE!
Chalalala
BOURRE!

...Je l'ai rencontrée au bar
Elle avait le T-Shirt mouillé
... Chez toi ou chez moi? Ou sur la plage?
...Je ne l'ai jamais revue..."


Ca donne envie d'étudier un 2e phénomène sociologique allemand: les vacances à Mallorca!


J'aime bien les Allemands, mais là... Gros choc culturel et incompréhension totale...




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