L'autre jour, journée merdique. Je reviens le soir totalement déprimée.
Et là miracle, dans ma boîte aux lettres, c'est mon Cosmopolitan qui m'attend bien au chaud (la radio wifi n'ayant pas suffi à faire disparaître mon salaire dans la folie de la
consommation, je me suis aussi accordé un abonnement à Cosmo. Le Monde c'est franchement trop cher pour des conditions aussi merdiques de livraison).
Page 207, une drôle de pub me fait de l'oeil. On y voit une des pommes de terre coupées en
rondelles qui cuisent dans le chocolat.
Slogan: "Le gras n'est pas toujours là où on le pense".
Après d'intenses minutes de réflexion, j'analyse de la façon suivante: il doit y avoir plus de gras dans le choki que dans le beurre. Même si j'avoue: j'ai du mal à y croire. Enfin pour moi les
deux aliments sont "pasbiiiiien" pour mes fesses rondelettes.
Je cherche donc à obtenir plus d'informations. Et c'est ainsi que je tombe sur la pub suivante qui m'éclaire un peu plus sur le pourquo du comment...
Dans la même collection et beaucoup plus drôle (pour l'histoire du film, of course):
Je savais qu'il y a du sucre dans le ketchup mais pas du sel dans les céréales...
Pour revoir votre copie, rendez visite à M.A.D.A.M.E sur le site de l'INPES! Parce qu'heureusement, dans cette société où on mange tous n'importe
quoi n'importe comment, il y a des gens pour nous rappeler les règles de base... (dit la fille qui mange du chocolat coincé entre deux tartines de pain beurrées... Hum hum).
Je décongèle les lasagnes et fait sauter une des deux parts dans l'assiette de l'Homme.
Conventions sociales et harmonie de couple obligent, on papote un peu entre deux bouchées.
L'Homme: Apparemment il y a un type qui fait des chaussures connu qui va les vendre chez H&M.
Meringuette: JIMMY CHOOOOOOOOOO!! (c'est pas un homme mais passons...)
L'Homme: Oui... Tu les as déjà repérées? Tu les achètes quand?
Meringuette: Elles ne seront disponibles en magasin que le 14 novembre avec la collection dessinée pour H&M.
L'Homme,un sourire au coin des lèvres qui en dit long: Et tu as déjà posé une journée de congés je suppose?
Meringuette: Pfffffff!
L'Homme: C'est un samedi de toute façon le 14! Je programme déjà le réveil à 5h30? Ou tu veux déjà attendre la veille devant les portes du
magasin?
Meringuette,d'un ton désinvolte: Nan mais de toute façon je ne suis pas sûre de les vouloir. Parce que finalement tout le monde aura les
mêmes si elles sont chez H&M. Et la qualité ne sera peut-être pas la même. Bon et puis elles sont importables au travail...
L'Homme,sceptique: Mouai....
Pour vous donner une idée, quelques images...
Celles que j'ai repérées (au premier plan)...
Et celles en haut à droite sur la photo suivante...
Bon on est bien d'accord: une paire de Jimmy Choo est bien évidemment indispensable à mon bonheur existentiel. Sans ces escarpins, pas moyen d'étancher la soif infine de mon âme et son exigeance
d'absolu.
Mais à part ça: est-ce que ça vaut vraiment le coup de me faire arracher les cheveux par des nanas hystériques?
Quoique je ne suis pas sûre que les Allemandes d'Erlangen se ruent au H&M des Arcades pour y faire l'acquisition de Jimmy Chooooooo!
Donc à voir...
Phrase en exergue: en exergue parce que ça en jette, et une phrase tout simplement parce que je ne me vois pas écrire un poème là-dessus (et aucun grand écrivain ne
l'a encore fait):
Je vous rappelle que mon rêve, c'est ça:
Sauf que mettre une somme aussi indescente dans deux boiboîtes sous prétexte que je suis persuadée que ça va rendre ma vie meilleure, c'est vraiment pas
raisonnable.
Du coup pour couper ma pomme perso en deux, je vous rappelle que je n'ai acheté qu'une des boiboîtes.
Pas le centre qui contrôle le merveilleux système qui rendra ma vie plus belle et encore meilleure quand j'en aurais fait l'acquisition mais juste le satellite.
Ce satellite, j'ai fini par pouvoir l'acheter (une fois que le clampin du magasin du coin est parvenu à le commander). Et quelques jours après son apparition dans ma salle-de-bain, internet est
revenu (et woui je rappelle à ceux qui ne le savaient pas que ma crétine de voisine a été foutue de nous faire couper involontairement internet).
Toutes les conditions étaient donc réunies pour que je fasse fonctionner cet achat tout de même relativement coûteux au maximum de ses capacités.
Et oui: jusque là je ne pouvais écouter que la radio locale. Or j'ai développé une alergie grave à Antenne Bayern et je ne supporte NRJ qu'à petite dose.
Je ne parlerai même pas des radios de musique classique où celles qui vous diffusent de la bonne musique bien bavaroise en continu (sans les clips kitschouilles qui vont avec, ça perd de son
charme).
(Je communique vachement par parenthèses là, non?) Donc pour reprendre de là où ça devient intéressant: le jour où j'ai récupéré ma connexion internet, je me suis plantée devant ma radio internet et j'ai entamé les
hostilités. Parce que oui: on peut vraiment parler d'hostilités.
Je le ferais sûrement un peu plus court que je l'aurais souhaité, mais j'ai oublié une bonne partie des étapes par lesquelles je suis passées pour enfin faire fonctionner ma radio Wifi.
C'est sans doute mon inconscient qui est intervenu depuis et qui a décidé d'effacer ce traumatisme de ma mémoire afin d'épargner mes pauvres nerfs.
Tout commence au moment où vous allumez la radio.
Là, il faut appuyer sur le bouton "Menu", histoire de quitter le mode Radio normal.
Jusque là, tout va bien.
Les choses se gâtent une fois qu'on a choisi le mode "radio internet". Parce que là, la radio fait mumuse avec vous, et celà pendant un certain temps.
Il faut bien sûr qu'elle se connecte à votre Wifi. Concrètement: il faut lui donner le nom du Wifi conjugual, la clé réseau (le tout à tapoter avec la gentille télécommande... Je vous remmande
d'avoir des infos courtes et sans lettres biscornues).
Puis arrive le moment où il faut entrer son adresse E-Mail, à laquelle un courriel est envoyé. Il permet de s'inscrire sur le site de Phillips et de valider l'achat de son objet miracle.
Tiens j'y pense: veillez à avoir un ordinateur allumé et pas trop loin de votre radio. Ca vous épargnera de la marche.
Et oui. Parce qu'une fois que le produit est inscrit, ne pensez pas que tout est fini!
Après une longue lutte dont je vous épargne ici les détails, j'ai découvert qu'il fallait rentrer par soi-même les adresse Stremium (ou Streaming) des radios souhaitées.
J'ai donc passé environ deux heures sur le net à chercher les bonnes adresses et à les tester (sur la radio) après les avoir rentrées dans mon profil personnalisé (ce que l'on peut faire à partir
de l'ordi).
Bon là je vous ai sans doute tous perdus (longueurs de l'articles, farfouillis de propos légèrement teinté de l'énervement qui me revient rien qu'en
y repensant).
Pour faire bref: ami bloggeur, ami adorateur de radio wifi, si tu as des adresses à me confier, n'hésite pas!
De mon côté je te confie mon trésor, à savoir l'adresse d'un SITE OU TOUTES LES ADRESSES STREAMING DES RADIOS DU MONDE se trouvent...
Vous l'aurez donc compris: j'ai vaincu!
Depuis?
Il s'avère que mon comportement d'auditrice s'est quelque peu métamorphosé.
Auparavant avant, quand je vivais chez les Franz (comprenez: les Français selon le fameux films A l'Ouest rien de Nouveau), je n'écoutais la radio que le matin. Europe 1 pour les infos, Virgin
Radio pour la musique. Et principalement Virgin Radio le reste de la journée.
Maintenant: Europe 1 occupe toujours mes matinées et Virgin Radio j'ai pas trouvé.
Par contre j'ai France Culture et France Info pour les soirées et les week-end. Finalement, ils ont plein d'émissions achement intéressantes pour un peu qu'on prenne le temps de les écouter
(avant j'avais tendance à m'endormir rien qu'en entendant trois mots d'une émissions intello).
Et pour le soir ou après les lectures en anglais, un coup de BBC World Services.
Vous l'aurez donc compris: l'investissement en argent, en temps et en messages nerveux est rentabilisé.
Je suis überglücklig avec ma radio et ravie de pouvoir écouter mes infos en français le matin.
Je me souviens qu'un jour, un livre a fait son apparition sur l'étagère de ma soeur.
A l'Ouest, rien de nouveau.
Ou alors c'était une histoire de camarade...
J'avoue que ma certitude d'hier est quelque peu branlante aujourd'hui. Je ne garantie plus la véracité des faits.
Donc disons les choses de la façon suivante: je crois me rappeler qu'à une époque plus ou moins précise de mon enfance, un livre qui selon moi s'intitulait "A l'Ouest rien de nouveau" a fait son
apparition sur l'étagère de ma soeur.
Pas très loin des bibliothèques vertes, prenant un peu plus ses distances par rapport aux roses.
Toujours à la condition que je me souvienne bien, il s'avère que ce livre était un des préférés de ma soeur. Et qu'alors que d'habitude, je prenais soin à la copier le plus possible, je n'ai
jamais tendu la main vers ce livre.
Du coup, quand le film est passé à la télé, je n'ai pas hésité.
Im Westen, nichts neues. All Quiet on the western front de Lewis Milestone.
Je trouve ça plutôt drôle de regarder un film américain tiré d'un livre allemand que j'ai vu sur l'égère française de ma soeur.
Le personnage principal est allemand et on le suit depuis son entrée à l'armée au début de la première guerre jusqu'à sa sortie très "Dormeur du Val".
Ce film a donc également celà d'identitairement drôle qu'il m'a transporté de l'autre côté de la ligne: celle où se trouvent "les méchants".
Culturellement parlant, il vaut le détour. Non pas qu'il faille le voir histoire d'avoir vu un film oscarisé.
Non, non: loin de là.
Ce film est en réalisté la clé au mystère resté pour moi sans réponse: pourquoi les Françaises ont-elles une telle réputation en Allemagne (et à l'étranger de façon générale).
Quand on voit la façon dont elles sont décrites dans ce film des années 30, on comprend!! J'ose à peine imaginer ce qui se cache dans le livre...
Oubliez donc le gaz moutarde, les visages défigurés, les gueules cassées, les jambes amputées. Si ce film vaut le coup d'être vu, ça n'est pas pour son contenu historico-romanesque. C'est tout
simplement pour la lumière qu'il fait sur le Mystère International de la Femme Française.
C'est l'esprit encore embrumé par ces images étranges qui ont peuplé ma nuit que je tapote sur mon ordinateur et décide
de prendre le temps d'écrire un article sur mon blog avant de prendre mon vélo pour aller au boulot. D'ailleurs ça me permettra de faire coïncider ces rêves avec la réalité: cette nuit, j'étais
en retard de 15 minutes partout (même si comme je ne peux pas être en retard au boulot...).
Et avec de la chance, écrire ces quelques mots permettra d'imprimer autre chose dans mon cerveau que ces drôles d'événements probablement nés de conversations diverses et variées le jour de la
Toussaint.
Enfin puis motivation suprême: il fait super moche dehors et j'ai plutôt envie de rester chez moi que d'aller au travail. Enfin... Tout ça pour dire que je commence un article de blog à propos
duquel je peux d'ores et déja vous dire qu'il ne sera pas très brillant.
Je veux en effet tout simplement vous conseiller d'aller voir "Die Päpstin" (tiré d'un roman historique) que l'on est allé voir vendredi soir au cinéma. Le film est long mais on ne voit pas le
temps passer, son esthétique des plus agréables (voir notamment les images de l'article), ses couleurs aussi (logique vous me direz).
En allemand parfois chaud boudin tout de même (on notera mon vocabulaire des plus recherchés) vu le vocabulaire pointu utilisé. Mais jouable, je vous rassure. Et puis argument suprême pour aller
le voir: un des plus beaux gosses du cinéma! Youpiiiiii!
En conclusion: un truc sans rapport mais qui me permettra de confirmer à l'Homme que je ne lui ai pas raconté des conneries. Si vous déménagez dans le même bâtiment que celui où habite votre ex
petit copain avec lequel vous êtes encore très bonne amie, est-ce que les gens autour de vous devraient trouver ça suspect?